Bonjour toutes et tous, cyclos, cyclotes,
Quelques cyclos du club ont participés cette année au BAC/BRA 2015, 48 ème édition, organisée par le CTG, avec les difficultés dont vous avez sans doute entendu parler, liées à l’affaissement de la montagne au dessus du Chambon.

Michel, Alain, Eric, Pierre, Dominique, Guy.

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

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Fred a eu l’idée de “surprendre” ces participants et nous sommes allés sans qu’ils soient prévenus, à leur rencontre, pendant l’ascension du Glandon.

Si cela vous intéresse de les voir en action, ci dessous le lien vous permettant d’accéder au film https://youtu.be/lCmH1NPTChk qui a été fait.

Quelle santé ils ont affiché, quel esprit d’équipe, quelle belle humeur.

Ils ont tous été reçu au BAC ainsi que les “motards farceurs” au Super BRA du lendemain.

Au sujet duquel , au final je n’ai pas de grandes anecdotes à raconter. Si ce n’est la magie du départ nocturne , sur le coup des 3 heures du matin. Longue procession  de lampes qui sautillent, qui virevoltent, dansent dans le bruissement des vélos aux chaines spécialement graissées pour l’occasion.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Le moment le plus dangereux, on n’est pas à l’abri d’un paumé qui marche sur le bord de la route, tout feux éteints. Que je n’ai pas percuté, par chance. Sinon ma rando s’arrêtait au 5 ème km.
Si ce n’est encore ce soleil que je prenais pleine tête, dans la dernière longueur avant le dernier virage du Glandon.
Me cachant par bonheur le chemin restant à parcourir avant le sommet. De plus, tout occupé à ne pas lâcher la “roue” d’un cyclo anonyme, opportunément transformé en “coupe-vent”. Paix à ses poumons . Il n’a pas manqué d’air.
Si ce n’est encore Fred qui me dit que son muscle commence à “chanter”, qu’il doit se passer une petite pommade salvatrice. Me suis dit qu’après ses galères de la semaine, des pauses physiologique en cascade, son vélo qui déraillait sec, son compteur qui n’affichait plus que la température, me suis dit que c’était peut-être un jour “sans”. Ou plutôt “avec” …déveine.
Il m’affirmait qu’il serait venu avec le vélo de sa femme, ou même une trottinette, mais, il a beau être super bon, ce n’eut point été la même chanson.

Si ce n’est encore ce gars qui nous double dans la descente du Glandon, en chantonnant justement. Il chantonnait moins le virage d’après.
Tout droit il est allé. Pressé. Déjà euphorique. Le paysan qui s’occupait de ses bêtes l’avait quasi reçu dans les bras.
On est passé. Il nous regardait hagard et hirsute déjà , le cheveu en herbe. Les vaches continuaient de brouter.
Y avait déjà du monde. L’euphorie c’était pas pour maintenant. Plus tard peut être. Vigilant. Tout le temps.

Si ce n’est ce foutu “sandwich” au jambon, amoureusement préparé par mon épouse la veille, et qui sort de ma poche, en douce, dans le 4 eme virage des lacets de Montvernier.
“plotch” , çà fait sur le bitume. Ton “sandwich” !! copain !! qu’il me fait le Fred.
Mon cardio a fait un saut. L’impression que je laissais un bout de muscle. Qui dévalais vers le 3 eme virage, lois de la cinétique.
Suis allé le chercher mon sandwich. J’ai pris le temps, persuadé que ma survie dans cette aventure en dépendait. Est pour cela que Chaussy j’ai pas aimé ?

Super beau certes, mais chaud, il commençait a faire très chaud. Et je buvais comme un Canadair de Marseilles. Sous l’œil de Fred qui me surveillait du coin.
Parce que çà oui, ma survie en dépendait.
Si ce n’est encore ce sandwich que je n’avais toujours pas consommé, et a qui je m’apprêtais de faire un sort au repas d’Albiez , 2 km avant le sommet du Mollard.
Quand Fred me coupe dans mon élan. C’est pas bon, trop de pain tu pourras pas monter le mollard !!.
Les “sandwich”, c’est en en 4 qu’il faut les couper. Bon. Les cheveux j’avais l’habitude.
C’est vrai que j’avais remarqué que Fred c’est en petite quantité qu’il “gloutonne”, ses pizzas comme ses raisins sec, et se compotes et ses quiches.
Je me demande ou il fout tout çà.
Cà sort plus vite et en permanence qu’une rafale d’une mitraillette.

Si ce n’est cette engueulade avec un automobiliste dans la montée de la Croix de Fer. L’endroit où quand le compteur affiche 11 % tu prends çà pour un répit.
L’endroit où quand une voiture “coince” pour laisser passer le trafic, tu coinces avec.
L’endroit où bien échauffé par déjà 185 km et quasi 5000 D+ le mot “connard”, tu le déroules avec délectation.
Impoli qu’il me fait. Je préfère être impoli que con. Je réponds.
Arrête m’as dit le Fred, tu vas terminer en fauteuil roulant.
Et d’un coup mon appui sur les pédales fut plus pertinent, efficace. Un peu d’EPO aurait eu le même effet.
Adrénaline quand tu dévales , je remonte la pente !
Que dire encore que même à la Croix de Fer j’étais encore bien. Sauf peut être ce foutu cuissard, qui, a force d’être détendu par l’effort me rentrait dans le derrière comme on serre un garrot, lentement mais surement.
J’avais l’impression de rouler en “string”.
Que dire encore sinon ce pied droit qui commençait de “chauffer” de “cramper” au 210ème km.
Qu’il m’a fallu donc ” gérer” l’appui dans le dernier coup de “cul” ,ce raidillon de 1,5 km à 12 %, avant Rivier d’Alemont.
Ce digestif de ce repas que j’avais pensé un temps ne pas pouvoir complètement avaler.
Ce que sans doute je n’aurais pu faire sans Fred, que je remercie, que je ne remercierais jamais assez de m’avoir “accompagné”, jamais lâché, surveillé comme le lait sur le feu.
Comme un pilote de chasse transformé pour l’occasion en pilote de ligne attentif aux passagers. Lui qui aurait pu terminer avec 2 ou 3 heures de moins.
Aux conseils toujours judicieux et pertinents. Il a pas eu à me porter certes. Ni appeler à l’aide. Nickel . Une rando nickel et propre.
L’entrainement sans doute. Le mental aussi , évidemment. Et les conseils absorbés avec les années, digérés.
Et les erreurs, que je ne regrette pas d’avoir fait. Que l’on fait une fois jamais deux. Il y en a tant d’autres a faire.

Chapeau bas donc, le Fred.

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C’est à tout çà que j’ai pensé quand j’ai franchi la ligne avec, outre une pensée pour Nigel qui, pour cause de genou en “compote”, n’avait pu être de la fête, ( t’inquiète Nigel, il y a 2 ans j’étais aussi avec un genou en miette, faut juste être patient et ne pas soigner le mal par le mal), avec, disais-je, un autre satisfecit.
Celui de savoir faire des “road book”, à faire pâlir un chef de gare, en tout cas ceux des anciennes générations.
Sans mentir, à chaque col ou repas j’étais à 2 minutes de ma prévision horaire.
Fred est témoin, au Mollard je lui ai dit, Fred en principe d’après mon calcul on est là-haut à la Croix de Fer à 17h48. Je ne mens pas.
On arrive là-haut. On s’assoit sur un banc. Y avait de la place forcément. Peut être encore 25 derrière nous.
Pas les chaise sur les tables. Mais un peu plus et on faisait la “plonge” avec eux et les organisateurs.
On s’assoit sur un banc donc. Un verre de coca à la main. Je relève mon poignet sous le regard de Fred.
17h49 étaient en train d’y virtuellement sonnées….
20h42 était mon heure prévue à Vizille. On est arrivé ensemble, bien sûr, à 20h10.
Avec un peu d’avance, parce que j’avais prévu une défaillance de ma part.
Qui au bout du compte ne s’est pas produite.

Amen.

La messe était dite…

Patrick